Jeudi 26 juin 2008
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Bénares, jeudi 26 juin, 21h
J'ai encore oublié que le noir et blanc passe très mal sur ces pages...
Bénares : pas de chat et virevoltes entre les ados me demandant un cours de français (et par la même occasion
un petit tour par la boutique de leur frère), les jeunes hommes gominés et dents Ultra Bright vendeurs de hash et autres drogues plus ou moins
dures, les fabriquants de soie, les vendeurs de bijoux, les Sadhus sans le sous, ou encores les petites vendeuses de cartes postales... Mouches, sauterelles, vaches, chiens morts, agonisants ou
vivants, motos pétaradentes, vélos, processions en tous genres, flics en armes, charettes à bras etc etc...
Quelques photos, quand-même, hier pendant ma petite ballade en ville.
J'ai aussi trouvé ici à Bénares, une chose que je cherche depuis longtemps déjà.
J'ai perdu il y a un bon moment le dernier de mes stylos plume Schaeffer, celui des
collégiens, de base, en plastoc qu'on achetait 45 balles à l'époque.
C'est le seul stylo qui convient parfaitement à ma main, qui glisse sur tous les papiers, un vrai bonheur pour
écrire.
Ils ont arrêté la production et ça fait des années que je rentre
dans toutes les papeteries et librairies que je croise dans l'espoir qu'il leur en reste un ou deux en stock...
C'est un vieux monsieur de Bénarès, qui m'a donné une petite tape amicale et rieuse sur la joue quand j'ai négocié et m'en a vendu
deux, ses deux dernières plumes M. J'ai donc à nouveau des stylos Schaeffer ! Un vert transparent et un rose irisé assez vomitif, mais je m'en bat l'oeil !!! Je suis TRES contente
!
Excusez moi, mais j'entends encore une séance d'abattage de ma petite
chienne à coup de barre de fer, je reviens.
Evidemment cette ordure de Diehl a disparu. J'ai tout juste le temps d'entendre la chienne hurler et la barre cogner ensuite contre le sol, un mur ou une marche quand, je suppose, il la laisse
retomber.
L'eau a un peu baissé cette nuit et elle n'est plus obligée de
passer ses journées dans l'escalier, mais c'est son territoire pour la nuit.
J'ai essayé de lui faire traverser la cours pour l'emmener jusque dans la rue. Même en l'attirant avec de la bouffe, elle n'ose pas
monter les dernières marches. Dès qu'elle voit un des hommes qui travaillent ici elle se barre en courant. Elle s'est déjà faite tabasser pour chaque marche grimpée alors, elle s'y attend...
J'ai essayé de la porter, mais elle ne comprend pas et panique. Une laisse, je n'y pense même pas, elle deviendrait folle. Et j'ai vu en ville, hier, le résultat de la monté du
fleuve.
Les rues sont infestées de chiens, assez agressifs maintenant,
encore plus qu'avant. Il y a des cadavres partout et certains chiens agonisent au milieu du passage, gueule ouverte, mouches entrant par tous les orifices.
La rue n'est vraiment pas une bonne idée, elle a peut-être une chance de tenir et de s'en
sortir, même bastonnée quotidiennement. J'ai recommencé à lui donner à manger en plus de mes caresses, elle a diminué de moitié depuis la crue.
Demain midi je m'en vais... Diehl n'aura plus besoin de se cacher pour s'amuser.